Été 2012, mon corps a créé un magnifique zona, ça brûle.
Le médecin me demande : “vous êtes stressée Madame ?
Et moi, je m’interroge naïvement sur ce qui pourrait bien me stresser…

J’ai choisi d’arrêter de travailler pour être avec mes enfants.
Je passe H24 avec eux depuis 3 ans.
Le dernier a 3 ans, la “grande” 5 ans.
ça fait 3 ans que je ne planifie plus mes journées, que je suis réveillée toutes les nuits, que j’essaie tant bien que mal de m’adapter à cette nouvelle vie totalement chaotique et que je me sens incroyablement seule et démunie dans cette aventure.
Pour quelqu’un qui aime contrôler sa vie, c’est un peu le bordel…

Et, cette fichue culpabilité maternelle qui ne me lâche pas.

Un truc dont tu hérites automatiquement en devenant mère, et qui s’expanse exponentiellement pour peu que tu sois du genre à douter (=moi).

“Est-ce que je suis à la hauteur ?”
“Est-ce que je fais tout bien comme il faut ?”

Je passe mon temps à évaluer mes actes et mes propos, voulant le meilleur pour eux.
Je choisis ce qui me semble être le meilleur (en oubliant souvent de prendre soin de moi).
Dès que quelque chose semble “clocher”, je me remets en cause.

La vérité, c’est que nous sommes des guerrières, capables de tellement d’amour, de bienveillance et de soin aux autres.
Capables d’écouter, de consoler, de patienter, de prendre soin des autres et en particulier de nos enfants.
Capables de choix fous pour eux, d’aller au bout de nos limites, de “prendre les armes”, de découvrir des forces en nous insoupçonnées pour défendre ce qui nous semble juste, vrai.

Les guerrières ont aussi besoin de repos, de prendre le large pour reprendre des forces, de pouvoir se reposer sur d’autres pour se rassasier un peu ou hurler à la lune la colère, la frustration et l’impuissance.

La culpabilité ne sert qu’à te distraire de qui tu es, à te couper de cette force phénoménale dont tu es dotée, à t’empêcher de vivre dans le présent, ici et maintenant.

Elle te fige, elle t’enlise, elle t’étouffe. Elle n’est pas Toi.

Et tu peux choisir de t’en défaire.

Aujourd’hui, je sais.

L’atelier Parentalité débridée aura lieu le 20 août prochain. L’occasion de se débarrasser de cette fichue culpabilité et d’explorer tout ce qui entrave ta liberté d’être la mère/le père que tu désires vraiment.

 

Pénélope

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