mes enfants, en route pour Porquerolles, septembre 2016

 

“si je vivais la vie que je désire vraiment, ça aurait un goût de vacances”

Voilà les mots que j’ai entendus il y a peu et je me demande à quel point nous avons été formatés à ne pas vivre cette vie-là, à croire qu’on n’a pas d’autre choix que de trimer dur pour arriver à quoi que ce soit.

Ce matin, j’avais prévu d’aller me promener seule. J’adore ces moments de calme et de nature ou seule avec moi-même, je peux pauser mes pensées et trouver de la clarté.

Mon fils a voulu venir avec moi. Fait rare. J’ai hésité entre « oh non, j’ai envie d’être seule. » et « ce qui est rare est précieux ». J’ai opté pour le deuxième.

Nous voilà dans les bois à papoter, lui me partageant son univers et moi à ses côtés. Nous étions là, descendant ce chemin pentu après l’effort de la montée, le soleil caressant nos corps, un petit vent frais sur le visage, lui, continuant de parler, aucune place pour mes propres pensées, puis me prenant la main (un geste qui se fait rare à 9 ans) et moi savourant : sa présence, son contact doux, notre complicité de l’instant, ce paysage qui s’offre à nous, la fraicheur du vent et la chaleur du soleil. Ici et maintenant.

Notre vie de grandes vacances.

Mes enfants ne vont pas à l’école et bénéficient d’une grande liberté parce que je suis convaincue que nous avons besoin de cet espace pour jouer, prendre du plaisir, s’ennuyer, découvrir ce qui nous fait vibrer, tester et re-tester. SE découvrir et aller à la rencontre de qui on est.

En allant à l’école, on nous apprend à nous lever tôt, faire des choses qui ne nous plaisent pas forcément mais qui sont au programme, choisies par d’autres et ne pas avoir beaucoup de choix.

On voit ça aussi chez nos parents ou nos proches. Ils font un job dont ils peuvent se plaindre, soit parce qu’il ne leur plait pas vraiment, soit parce qu’ils y voient beaucoup de contraintes.

On grandit avec cette idée que la vie n’est pas qu’une partie de plaisir, voire pas du tout, que si tu ne fais pas beaucoup d’efforts, tu n’auras rien et on finit par le croire très fort. Alors, soit on se plie à ce jeu-là, soit on essaie de trouver au moins une activité qui nous plait, mais toujours avec ce point de vue qu’il faut “faire”, qu’on n’a pas le choix.

Et ça ne marche pas.

Parce qu’on ne part pas de soi. De ce qui nous fait plaisir. De ce qui nous fait du bien. De ce qui nous fait envie ou vibrer. De ce qui est facile pour nous (= notre zone de talents). Et de qui on est.

On prend le truc à l’envers en se disant “je dois mettre en place quelque chose, oui mais quoi ?” plutôt que de prendre le temps d’expérimenter à quoi ressemble ne serait-ce qu’une journée où je fais UNIQUEMENT ce qui me plait.

C’est inconfortable parce que ça va totalement à l’encontre de ce que l’on nous a transmis, de cette croyance qui est largement répandue que si tu fais uniquement ce qui te plait, tu ne feras rien ou, en tout cas, rien qui te permettrait de pouvoir en vivre   #parasite

Et comme ton point de vue crée ta réalité…

Je suis convaincue que c’est justement en faisant ce qui nous plait que nous touchons au cœur de qui nous sommes et de notre plus grande contribution sur cette Terre.

Changement de paradigme.

Révolution intérieure.

En mai (et toute ta vie), fais ce qui te plait.

Pénélope LM

 

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